QUESTIONS FREQUENTES

Questions fréquentes

Lieu
Nous recherchons un local entre 800m2 et 1 500m2. Il faut un lieu polyvalent, grand, prendre le temps de trouver un lieu idéal, quitte à avoir un groupement d’achat pendant 2, 3 ans et ouvrir plus tard. La SNCF dispose de lieux par exemple sur la Petite Ceinture mais ces baux ne sont que temporaires au cas où elle remettrai la PC en service et nous avons besoin de quelque chose de durable.

Fonctionnement

Par quoi va-t-on commencer ?
L’association «  »Un peu avant la Source » » étant constituée, nous allons créer un groupement d’achat. Il s’agit d’une phase test pour voir avec quels producteurs nous allons travailler, se roder sur la facturation, la logistique… Nous pouvons commencer par des produits non périssables. C’est le frais qui pose le plus de problèmes en terme de stockage principalement.
Pour le démarrage de la Source, nous allons sans doute passer par Rungis dans un premier temps pour avoir les quantités nécessaires. Et nous affinerons au fur et à mesure.

Peut-on imaginer un système moins « punitif » ou contraignant pour les services (deux à rattraper si un raté) ?
Nous décrivons là ce qui existe à la Louve mais nous pouvons imaginer tout ce qu’on veut.

Pour combien de temps possède-t-on des parts ?
Les parts sont valables aussi longtemps que la coopérative existe.

Est-il possible d’être remboursé de ses parts au moment de quitter la coopérative ? La valeur des parts est-elle constante ?
Oui Nous pouvons être remboursé. Pour le coopérateur qui souhaite quitter la coopérative, nous nous engageons à racheter ses parts. A moins qu’il ne souhaite quitter La Source mais léguer ses parts Il est possible que la coopérative mette une clause de durée : par exemple, un membre ne peut revendre ses parts qu’au bout d’un an – ce qui évite de fragiliser le peu de trésorerie existante. Le prix des parts est fixe pour qu’elles ne fassent l’objet d’aucune spéculation.

Puis-je acheter plus que 10 parts? Ma voix est-elle plus forte en Assemblée Générale alors?
Il n’y a pas d’intérêt personnel à avoir plus de parts parce qu’une personne = une voix, quel que soit le nombre de part qu’elle détient. De plus, vu qu’il n’y a pas de distribution des bénéfices, il n’y a pas de rémunération en fonction du nombre de part. Après, oui, Il est possible de donner plus de 100 euros et choisir l’affectation de cet argent.
Par exemple, je décide de donner 5000 euros : je peux choisir d’acquérir mes 10 parts et de faire un don de 4900 euros. Le don n’est pas remboursable. Je peux aussi choisir d’acquérir 100 parts et de faire un don de 4000 euros, ce qui fait 1000 euros remboursables. Dans l’absolu, il est aussi possible d’acquérir 500 parts pour 5000 euros mais il semble qu’il faille limiter cette possibilité pour éviter des remboursements trop élevés si la personne voulait quitter la coopérative.

Est-il possible pour un particulier de faire des prêts sous forme de parts ?
Pas sous forme de parts parce qu’il faut quitter la coopérative pour être remboursé de ses parts, ce qui rend un remboursement progressif impossible. Mais la question des prêts par des particuliers est à étudier.

Est-on sûrs de récupérer les sommes de départ ?
Tout dépend de notre gestion. Dans tous les cas, nous seront déficitaires au départ compte tenu de l’investissement nécessaire pour ouvrir. Une chose est sûre, ce mode de fonctionnement nécessite de surveiller les comptes constamment pour avoir des marges au plus près des dépenses. Nous étudierons donc des bilans chaque mois pour ajuster au mieux les dépenses aux recettes que nous présenterons ensuite en Assemblée Générale.

Est-il possible d’ouvrir le supermarché aux non-adhérents ? Pouvons-nous imaginer un tarif surtaxé pour ceux-là ?
Ce n’est pas souhaitable de créer différents régimes d’adhésions. Un tel système ne bénéficierait qu’aux plus riches qui se dispenseraient de faire leurs services tout profitant des avantages. Nous pouvons laisser la possibilité mais mettre une hausse de prix dissuasive (50% ou plus). Nous pouvons éventuellement envisager la possibilité de “tester” le supermarché (la Louve a un statut de membre “visiteur” par exemple) mais il ne faut pas en abuser pour ne pas perdre de vue l’objectif d’égalité de participation au travail.
Quels prix pour les adhérents consommateurs ?
D’après les estimations existantes (à la Louve principalement), les produits devraient être de 20 à 30% moins chers que dans les supermarchés classiques.

Y a-t-il des risques de poursuites émanant d’autres supermarchés pour concurrence déloyale ?
Non. Il n’y a rien d’illégal dans cette activité et la seule obligation qui s’impose à toute société, y compris la nôtre, est de ne pas vendre à perte, ce qui ne sera évidemment pas le cas.

Pourquoi pas faire exactement comme la Louve dans le 18e?
Qui dit changement de quartier dit changement de problématiques par rapport à une population. Beaucoup d’initiatives différentes dont nous nous intéressons nous permettent d’identifier les points forts et points faibles.

Quelle est la hiérarchie entre les salariés ?
Il n’y a pas de hiérarchie entre les salariés mais plutôt un délégué du personnel chargé plus que les autres de porter la parole des salariés auprès des coopérateurs au CA et à l’AG.

Est-il possible d’effectuer ses 3h de service sans travailler physiquement à la Source?
Oui. Nous pouvons imaginer des webmaster qui font leur service en s’occupant du site, des comptables etc. Après, le but n’est pas de compter chaque minute passée à se préoccuper du supermarché et de son fonctionnement, ce que nous faisons, nous le faisons pour nous aussi.

Marge et financement Sur quoi vous êtes-vous basés pour fixer la marge nécessaire à 20% ?
Sur projets déjà existants du type de la Louve dans le XVIIème. Ces 20% permettent de prendre en charge le loyer, les investissements, les salaires et d’assurer une trésorerie minimum.
Ce budget sera suivi de près et revu mensuellement.

Pourquoi avoir choisi un modèle de coopérative d’économie directe (réduction des prix directement dans le magasin) plutôt que de ristourne (prix identiques qu’ailleurs mais versement en fin d’année des économies réalisées aux coopérateurs)?
C’est l’envie de rentre plus accessible notre supermarché pour les petits revenus en proposant des produits à bas prix toute l’année.

Quel investissement initial ?
Cette question reste encore à chiffrer. Elle dépendra également du lieu. Les sources de financement viennent de l’achat des parts sociales par les membres, des subventions et des prêts bancaires. Pour information, la Louve a eu besoin d’environ 2 millions d’euros pour lancer l’activité.
Ensuite, pour chiffrer précisément un premier budget, nous avons besoin de nous entourer de personnes issues de la grande distribution pour s’inspirer de leurs indicateurs économiques . Nous avons aussi besoin de gens qui chiffrent les coûts salariaux etc… Ce qui est certain pour l’instant c’est que tous les salariés seront payés de manière identique. Il y a du travail là aussi.
A priori, il faut parvenir à un CA de 5000 euros par mètre carré et par an.
Il y a des subventions à demander via l’association et d’autres via la coopérative. Evidemment, nous serons vigilants vis-à-vis des financeurs (nous n’allons pas demander d’argent à la fondation Total par exemple).

Quelle éthique dans les financements ?
Nous demanderons des financements pour les investissements uniquement, le supermarché n’a pas vocation à vivre sous perfusion de subventions ou autre. Ensuite, il y a des fonds auquels il semble très douteux d’avoir recours, il y a des limites à ne pas franchir et les décisions seront prises collectivement.

A combien en euro ou en pircentage s’élèvera la part des subventions ?
Tout dépendra du budget que nous aurons défini. Pour obtenir des subventions, la part des apports propres doit correspondre à 10% du budget total.
Les subventions doivent permettre le lancement de la coopérative et non pas financer du fonctionnement. La Source n’a pas vocation à vivre sous perfusion. Elle doit être indépendante et économiquement autonome. C’est un principe ferme mais ces questions seront abordées en Assemblée Générale.

Qui peut donner des subventions ?
Les bailleurs publics ou privés, les pouvoirs publics sont également très enthousiastes. comme les mairies de Paris et d’arrondissement, France Active, Paris Initiative Entreprise etc…
De ce point de vue là, la Louve, dans le XVIIIème a ouvert beaucoup de portes : par exemple, France Active, se serait engagé à financer des projets similaires si la Louve est viable à échéance 2019.

Quelle est le rôle de l’association par rapport à la coopérative? Ne s’agit-il que d’une façon d’obtenir des subventions ?
L’association est une structure complémentaire à la coopérative. Elle permet effectivement de mettre à disposition des bénévoles pour assurer les services sans que l’entreprise soit accusée de faire du travail déguisé.
D’un point de vue physique et juridique, des mètres carrés seront gérés par l’association, comme un espace cuisine par exemple.
Pour déposer des demandes de subvention, il faut avoir une association de plus d’un an. La Louve a pu obtenir certaines subventions via son association et d’autres via la Coop.

Comment inclure et toucher les bénéficiaires de minima sociaux ?
D’abord, il faut adapter les possibilités d’adhésion à toutes les bourses donc de pouvoir acheter une seule part sociale à 10 euros en guise d’adhésion quand on bénéficie des minimas . Ensuite, d’autres possibilités sont envisageables. Par exemple, Kelbongoo donne accès à ses paniers aux bénéficiaires de chèques alimentaires. Rien ne nous empêche de demander à entrer dans ce type de dispositif. Reste à voir comment on comble les trous en termes de capital social mais c’est ensuite défendable de demander aux financeurs publics de subventionner le manque à gagner pour gaantir l’accès à tous.

Gestion et Prise de Décision

Quel sera le mode de gouvernance ?
Toutes les décisions d’orientation stratégiques se prennent en Assemblée Générale. Les décisions relatives au fonctionnement quotidien sont prises par les salariés.
Il y a des allers-retours constants entre les salariés et les coopérateurs sur les décisions à prendre et sur les effets que ces décisions auront sur le travail et le fonctionnement.

La rédaction du projet sera-t-elle participative ? Les associations de quartier vont-elles participer à la rédaction du projet ?
Oui et nous avons besoin de nombreuses compétences ! Beaucoup de documents différents sont à rédiger ou à créer : des plaquettes d’information, des affiches, flyers, un site internet, une charte des principes de base, des documents de présentation complets à l’attention des pouvoirs publics, des bailleurs et des partenaires potentiels…

Produits Comment allons-nous choisir les produits ?
En systématisant le choix et en affinant nos critères (label, transport, méthodes d’élevage…).
C’est le panier des coopérateurs qui tranchera définitivement le débat: chaque produit qui se vendra peu ou mal sera retiré.
Cela implique de rendre accessible l’information sur tous les produits en permanence pour que chacun puisse faire son choix en connaissance de cause.
Si les prix sont similaires pour un produit (exemple : une boîte de tomates pelées), on choisira le plus “éthique” des deux. Si les prix sont différents, on prendra les deux et on verra ce qui se passera dans les achats des coopérateurs.

Avez-vous vocation à mutualiser vos achats avec d’autres coopérative?
Oui dans l’absolu. Si des producteurs ou coopératives nous intéressent on pourrait envisager de mutualiser des commandes pour rationaliser le transport.

Que fera-t-on des invendus ?
Des soupes populaires, des repas dans notre cuisine, des dons à des assos. Il ne devrait pas en avoir beaucoup avec ce système de toutes façons.

Choix et relation avec les producteurs ?
Les critères de choix sont décidés collectivement. L’idée est de les normaliser dans une charte pour appliquer les mêmes critères à tous. Cela demande des compétences et il est souhaitable de s’appuyer sur les systèmes de garantie participatifs existants (ils consistent à constituer des groupes de paysans et de consommateurs qui déterminent collectivement des critères de qualité). Le label existant qui fonctionne selon ce principe est “Nature et Progrès”.
Il faut aussi veiller à ce que d’autres signes de qualité soient représentés, notamment Halal et Casher.
En fonction des produits et des quantités nécessaires, il est possible qu’on ait aussi à se fournir auprès de grossistes parce qu’il y a peu de paysans en ile de France et les quantités nécessaires à l’approvisionnement d’un supermarché dépasse la capacité de production d’une seule ferme. Celà dit, nous privilégions les coopératives de producteurs qui regroupent les produits de plusieurs producteurs, ou d’autres circuits plus proches
de notre philosophie.

A quoi sert le groupement d’achat ?
Le groupement d’achat constituera une phase de test. Il fonctionnera dans le cadre de l’association. Il va permettre de commencer à acheter des produits, donc de trouver des fournisseurs et de se rôder sur les tâches à accomplir (facturation, logistique, gestion des stocks…). Il est vraisemblable que nous commencions par des produits peu périssables (pommes de terre, légumes secs…) qui nécessite une gestion moins complexe que le frais. Cela permettra d’être au point à l’ouverture effective et d’augmenter les volumes doucement.
ça permettra aussi aux gens de se familiariser avec le lieu – même s’il n’est pas définitif – et le fonctionnement avant l’ouverture de la coop.

Pourquoi faut-il une grande réserve ?
La capacité de stockage nous permettra de limiter le transport et le conditionnement pour les produits non ou peu périssables. C’est d’autant plus vrai si on n’a plusieurs références pour un même produit (marques de café, vrac légumes secs, vrac liquides ?)

Où vous situez-vous en terme d’éthique alimentaire?
L’été 2017, à la Louve, il y avait des fraises Bio d’ile de France à 4,50€ la barquette et des fraises conventionnel du Sud de l’Espagne à 1,50€ la barquette.
Faut-il être plus radical dans le choix des produits? Ce n’est pas normal d’avoir des fraises cultivées par des personnes exploitées. Surtout que les fraises ne sont pas des produits indispensables à l’alimentation.
Mais l’alimentation n’est pas seulement une question de nécessité, il y a aussi une notion de plaisir. Il n’est pas juste de priver les gens, des enfants en particulier, d’un produit pour des raisons de prix.
Ce cas est un cas extrême qui se posera sans doute moins fortement sur la majorité des produits parce qu’il arrive que les différences de prix soient minimes entre des produits de bonne et moins bonne qualité. Dans ce cas, on ne prendra que le meilleur des deux selon nos critères. Si le doute persiste, les achats des coopérateurs détermineront la suppression ou non d’un produit des rayons. Cela implique d’afficher dans les rayons toutes les infos qu’on a sur un produit pour que chacune choisisse en connaissance de cause. – Les intérêts des consommateurs et des producteurs sont communs sur le long terme, mais parfois contradictoires, notamment sur le prix de vente / d’achat. Notre objectif n’est pas de léser les uns pour favoriser les autres. C’est possible de les concilier, par exemple via les systèmes de garantie participatifs (SGP) qui réunissent des paysans et des « mangeurs » pour définir conjointement des critères de qualité.
L’objectif est de proposer un panier de produits de base (dont la composition peut être très différente en fonction des habitudes alimentaires des coopérateurs) à un prix décent (à définir). Pour conclure, c’est un vrai débat à avoir en permanence et sur tous les produits.

On aura moins de frais que la grande distribution sur les salaires mais la grande distribution achète en très grande quantité donc bénéficie
de prix très faibles donc on sera forcément plus chers ?

La grande distribution a des marges variables : très faibles ou nulles sur les produits dits « d’appel » (ceux qui sont les plus consommés mais pas forcément de première nécessité, comme le Coca) et très élevées sur les produits dits « d’impulsion » (gâteaux, crèmes dessert…). Nous aurons des marges fixes (20% à la Louve), ce qui éliminera d’emblée des produits sur lesquels nous serons nécessairement plus chers (Coca) mais nous pourront être moins chers sur des produits plus intéressants. – De plus, les supermarchés ont des coûts annexes : de transport notamment (cas du produit en bretagne qui transit par une plateforme à Paris pour être finalement venu à Lorient). La gestion de leurs plateformes logistiques nécessitent également de la main d’oeuvre, des coûts énergétiques… De plus, acheter en gros à bas prix produit beaucoup de gaspillage et la gestion des poubelles qui nécessite aussi de la main d’oeuvre et coûte de l’argent.

L’association Un peu avant la Source

Quel sera le statut de l’association par rapport au Supermarché ?
L’association a vocation à durer même après la création de la coopérative car elle prendra en charge des activités que la coopérative ne peut pas intégrer sans entraves légales comme la participation des membres (bénévolat interdit dans des structures commerciales), la cuisine (normes et contrôles différents si préparations alimentaires vendues à but lucratif), atelier herbes aromatiques, services en tous genres (écrivain public, garderie…) etc…. Pour ça, tous les espaces qui ne seront pas strictement dédiés à la vente des produits (espace de stockage, rayons, caisses…) seront alloués à l’association. Les capitaux de l’association sont distincts de ceux de la coopérative et l’association aura des parts dans la coopérative. L’adhésion à l’association est gratuite.

Y a-t-il des moyens de communication mis en place par la Mairie ou les Maisons des Associations?
Il est possible pour les association d’avoir accès à l’affichage municipal d’un arrondissement pour faire la promotion de ses activités pendant un mois. Il existe également une quantité d’autres moyens de communiquer grâce aux MDA

Pourquoi une association avec un président et pas un collectif ?
Le Collectif ne permet pas d’obtenir de subventions et garantie une totale indépendance mais l’absence de subvention mettra en péril le lancement d’un projet d’une telle envergure. En revanche, l’ADN de la Source et le concept même de ce type de structure garantie en soi une indépendance vis-à-vis de tout organisme de subvention. Les décisions étant prise en Assemblée Générale et la gestion n’étant pas entre les mains d’un bureau avec Président, Trésorier et Secrétaire mais entre celui d’un collège de membres (pas de rapports hiérarchiques entre les différents membres du Conseil d’Administration).